production en cours


Les Naines Brunes

Exploration Musicale Immersive

une création de Kasper T. Toeplitz & Myriam Gourfink
Projet intermedia (danse – musique électronique – live-video)


Une Naine Brune est un intermédiaire entre une planète géante et une étoile, les Naines Brunes ayant une masse se situant entre les planètes les plus massives et les étoiles les moins massives. En raison de cette masse trop faible, la température et la pression du cœur ne sont pas suffisantes pour maintenir les réactions de fusion nucléaire de l’hydrogène.

➤➤➤ Descriptif

Le projet Les Naines Brunes imaginé et porté par Myriam Gourfink et Kasper T. Toeplitz se situe non seulement à l'intersection de différentes disciplines artistiques (Danse, Musique électronique et Live-Vidéo) mais également à celle de divers modes de présentation, puisqu'il est pensé, selon ses possibles déclinaisons, autant pour des lieux d'exposition (galeries d'art ou même espace muséal – avec les contraintes de durée s'y afférant), l'espace du Net (plutôt comme live-streaming – donc une forme plus "vivante" que la simple présence d'un fichier multimédia déposé sur un serveur) mais également comme une forme vivante, "live", plus traditionnelle, avec présence des performeurs ; toutefois avec la liberté d'être selon les cas spectacle (de danse) ou concert (de musique électronique) en plus de la partie visuelle (live-vidéo) toujours présente et qui constitue le socle du projet.

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Nous imaginons un ”objet” digital, images, musique et danse, qui ne soit pas une captation d’une danse ou d’un spectacle. Un objet ”numérique”, dont un des modes de représentation possibles sera la forme spectaculaire plus traditionnelle – toutefois non pas un spectacle avec un ”décor” de vidéo, mais plutôt de l'ordre d'une exposition, d'une installation, dans une galerie avec une intervention ”live” ponctuelle (l’installation sans le live a toute sa valeur, le décor sans le spectacle n’est pas grand-chose).

Mais là n’est pas son unique vocation ou plutôt son unique mode de (re-)présentation visé puisque l’objet digital fini n’est pas exactement (pas uniquement) un film, clos et fixé (comme on parle des "sons fixés" de la musique acousmatique) mais un objet qui peut se recombiner, et suivre d’une fois sur l’autre des chemins (image/musique) légèrement différents, les choix des trajets étant laissés "libres" au logiciel algorithmique (écrit / programmé pour ce projet) qui aura charge de manier le rendu visuel et sonore, proposant une lecture un peu différente à chaque fois - on ne traverse pas deux fois le même fleuve …

Cela ouvre la possibilité d'un "environnement" quasi-infini, dans le cadre d'un accueil muséal par exemple, (une grande partie des transformations de l'image comme du sonore étant faite en temps réel, la probabilité de retrouver des images ou sons strictement identiques est très faible).

Dans le cas de présentations "hybrides", c'est à dire d'une présence de performeur, moment "fort" dans le cadre d'une présence plus longue, il sera possible de passer un certain nombre de ces paramètres de transformations, tant de l'image que de la musique, en "contrôle manuel", gestes dictés par des décisions humaines et non plus par des algorithmes de la machine, pour la durée du spectacle.

Enfin, la forme "on–line" que nous imaginons comme autant de rendez-vous précis et non pas une présence continue, sera également variable d'une fois sur l'autre et pourra selon les cas être jouée (musique) en direct, ou même dansée, si les conditions techniques (débit, lumière etc.) le permettent ; mais dans tous les cas si d'un rendez-vous à l'autre on va retrouver la même proposition, il ne s'agira pas d'un objet identique.