Vampyr – ciné-concert

vampyr56314Ciné-concert,

Créé le 28 juin 2014 dans le cadre du Festival Jazz et Musique improvisée
en Franche-Comté.

Fiche tech VAMPYR 09 2014

Dossier Vampyr français

« En fait le Vampyr de Dreyer appartient déjà à la période du parlant. J’ai simplement souhaité le traiter exactement comme un chef d’œuvre du cinéma muet, juste en réécrivant une bande-son imaginaire… Le vampire a quelque chose de très contemporain, d’actuel. C’est en quelque sorte le symbole infernal de ces formes sournoises que sont peut-être l’épidémie, la contamination ou certaines formes de prosélytisme…
J’aime le cinéma muet pour plein de raisons : privé de parole sinon de texte, il dit et raconte par la seule force de l’image, et laisse donc une place vacante à un possible discours sonore, véritable medium, parallèle ou adjacent. Le film, pour moi, devient une sorte de trame sur lequel un nouveau commentaire (musical), un éclairage étranger, une nouvelle approche (sonore), une interprétation vont pouvoir (co)exister… Car c’est pour moi le grand pouvoir de la musique d’accélérer, ralentir, interroger, suspendre, commenter, précéder, tarder, redire, devancer, s’effacer… Une autre raison, c’est qu’à mon sens, la musique d’aujourd’hui éclaire ces chefs d’œuvre de façon nouvelle et les remet dans le contexte d’un présent plus violent et déstabilisant. »
Gérard Hourbette

vampyr84285Sur une nouvelle musique d’Art Zoyd (live) Musiques, conception et direction : Gérard Hourbette
Avec
Yukari Hamada-Bertocchi, claviers, capteurs, sampler
Nadia  Ratsimandresy : ondes Martenot
Romuald Cabardos, percussion, pads, sampler
Daniel Koskowitz, percussion, pads, sampler
Jérôme Soudan ‘Mimetic’, percussion, pads, sampler
Direction technique : Sylvie Debare
 

Movie concert,
2014 creation

« Dreyer’s Vampyr belongs to the sound flm era. I just wanted to treat it as a masterpiece of silent flm, just by rewriting an imaginary sound track. There is something very contemporary, very modern about vampires. They’re a sort of hellish symbol of insidious phenomena such as epidemics, contaminations or some forms of proselytism. That’s what Murnau’s Nosferatu was all about, wasn’t it? To my mind, Dracula is similar to Murnau’s flm and emphasises the temporal, theatrical aspects of the character even more. After our Nosferatu, I didn’t want to do the same thing again. What interests me in Dreyer’s Vampyr is actually that the vampire is hardly visible. The character is an elderly lady, who is summoned by a group of very strange people. Dreyer is more interested in greyish landscapes, uncertain characters that he draws into a never-ending, macabre whirl. » Gérard Hourbette – june 2011

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