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José Manuel López López en résidence du 19 au 21 avril 2014, à Art Zoyd

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José Manuel López López est un compositeur espagnol de musique contemporaine, né le 15 janvier 1956 à Madrid.  Il a suivi des cours de piano, de composition et de direction d’orchestre au Conservatoire de Madrid. Il a également suivi les cours d’analyse et de composition d’Olivier Messiaen et de Pierre Boulez. De 2007 à 2010, José Manuel López López est directeur artistique de l’Auditorium national de musique de Madrid. L’état espagnol lui décerne le Prix national de musique en 2000. Parmi ses compositions, nous pouvons citer Diesseits pour trompette, ensemble instrumental et électronique (1993), Haïkus d’automne pour voix solistes et ensemble instrumental (1997), Ekphrasis (2001), et Saori créé par l’ensemble 2e2m en 2010. José Manuel López López réalise deux installations sonores avec le plasticien Francis Naranjo, Insolación (2009) et Infierno doméstico (2011).

José Manuel López López, Miquel Bernat, Robin Meier et Xavier Bordelais se sont rendus aux studios Art Zoyd pour l’enregistrement de « VIBRAZOYD ».

« Le projet consiste en la composition d’une œuvre mixte pour vibraphone et électronique en temps réel dans le cadre des résidences de compositeurs, et commandes d’auteur pour une composition électroacoustique proposée par Art Zoyd. Le sujet de recherche porte sur les sons différentiels générés par l’instrument acoustique de manière naturelle ou bien en combinaison avec l’électronique, afin de produire des battements perceptibles et contrôlables en tant que rythmes, par la superposition et modification de fréquences. L’un de processus d’écriture sera sans doute la transition entre ces battements différentiels de basses fréquentes et les rythmes de ces sons différentiels repris et développés par le vibraphone, afin de créer un continu entre timbre et rythme ainsi que entre rythme et forme. La durée de l’œuvre est de 12 minutes. » José Manuel López López, 1er mars 2011

Interprétation : Miquel Bernat

R.I.M : Robin Meier

Enregistrement et mixage : Xavier Bordelais

La pièce a été créée en janvier 2013 à L’institut Cervantes à Paris après deux périodes de résidences aux Studios Art Zoyd en 2012

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A.lter S.essio, Fabrice Planquette en résidence aux studios Art Zoyd

A.lter S.essio est un groupe de recherche et de création dirigé par Fabrice Planquette. Il invite différentes personnes à partager un espace de création, tous domaines confondus, donne l’impulsion première et la direction, et chacun y apporte son langage, sa sensibilité et ses perspectives.

Fin 2007, débute la création de performances. La série déjà amorcée par LOSS, LAYERS, ENDURANCE, EXTENSION(s) et ASCENSIO, se poursuivra par DESERT (un trio), puis ENSEMBLE (pièce pour 7 danseurs) et… Toutes ces pièces sont reliées entre elles : suite, complément, parallèle, opposition. Elles suivent une progression dans l’exploration de l’humain et du contexte dans lequel il évolue. Confrontation à l’environnement, à soi, à l’autre, aux autres… Cet ensemble pose un regard sur la place de l’individu dans nos sociétés en s’adressant à l’intime. C’est un travail qui s’articule autour de la question de la perte et du combat qu’elle entraîne. Où en sommes nous ? Comment continuer ?

La résidence chez Art Zoyd portera sur le développement de la pièce Extension(s) qui consiste en la création de deux solos chorégraphiques (l’un féminin et l’autre masculin) qui seront par la suite regroupés en un duo. Chaque solo traite du cheminement vers une libération, par le détachement pour l’une et par l’assimilation pour l’autre. L’assemblage final du duo mettra en jeu l’imbrication de tous les éléments constitutifs (chorégraphies, musiques, visuels, scénographies).

Les pièces précédentes soumettaient délibérément le corps à la technique, en accord avec le propos. Cette fois nous voudrions libérer autant que possible ce corps de la contrainte technique ou en tout cas créer l’illusion d’une maîtrise de l’interprète sur l’environnement dans lequel il évolue. L’objectif reste toujours de faire oublier le procédé au profit de l’intention, du propos. Un dispositif ne peut être véritablement immersif que lorsqu’il disparaît.
Plus précisément, nous travaillerons sur la composition musicale et l’interaction possible avec les danseurs. Nos objectifs sont la recherche et mise en place d’un système simple et compact de contrôle sur l’environnement audiovisuel à l’usage d’un danseur, le développement d’un outil de constitution de banque de sons et de composition en temps réel, l’exploration des possibilités et des contraintes de la Kinect dans ce cadre.

Fabrice Planquette

DOSSIER SUR LE SPECTACLE À TÉLÉCHARGER ICI

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La harpiste Hélène Breschand en résidence

La harpiste Hélène Breschand commencera sa résidence en novembre 2011 avec le compositeur et assitant musical Carl Faia.

Toutes les harpistes sont sauvages et fières, car aucun son ne se laisse apprivoiser. Abandonnée puis ayant grandi sur la scène, Hélène Breschand ne s’est assagie qu’en apparence. Ne venez voir aucun spectacle où elle ne figure sans lumière, car c’est dans l’obscurité que les cordes vibrantes ne lui suffisent plus. Des coups sourds, murmures impatients aux griffures subites, les caresses râpeuses succèdent aux claques sonores, donnent envie d’être une harpe. Qui aime les vives mélodies et les arpèges coulants ?
Hélène BRESCHAND fait partie de ces musiciens capables d’évoluer à la limite de plusieurs domaines qui vont de la musique contemporaine au Jazz. Elle mène une carrière de soliste et de chambriste, tant à travers le répertoire contemporain et les créations, que l’improvisation, le théâtre musical et les arts plastiques.
Parallèlement à son travail de création en musique de chambre et en orchestre , où elle a pu rencontrer et travailler avec Luciano Berio, Bernard Cavanna, Pascal Dusapin, Luc Ferrari, Emmanuel Nùnes … collaborer avec les ensembles Le Banquet, Ars Nova, 2e2m, Erwartung, Transeuropéennes …, Hélène Breschand est dédicataire de plusieurs œuvres pour harpe solo.

PROJET SOLO DE HARPE POUR ART ZOYD/NOUVELLE GESTUELLE

« Ce projet se situe dans la continuité de mon travail, mais j’aimerais aller plus loin. Jusqu’à présent j’utilisais la harpe acoustique et je l’électrifiais avec des pédales de guitare électrique.

Aujourd’hui j’ai envie de travailler sur un autre support, plus gestuel, plus « instrumental »

Je pensais à l’utilisation de capteurs (tactiles, ou visuels, c’est là que j’ai besoin d’expérimenter) et développer une gestuelle, une micro-chorégraphie qui partirait du geste instrumental

C’est donc une recherche sonore avant tout, mais aussi visuelle :

Comment intégrer l’éléctronique pour que ce ne soit pas une manipulation en plus, mais bien l’extension de l’instrument, et du geste instrumental.

La finalité serait une pièce de 20 min environ, que je puisse jouer sur scène lors de mes solos

Et à moyen ou long terme, le développement d’une nouvelle technique de jeu, d’une extension de la harpe

D’un point de vue sonore, ayant beaucoup exploré les pédales d’effets, j’ai une idée assez précise des sons que je cherche et que je ne peux obtenir pour l’instant

Musicalement, j’imagine une fiction sonore en créant notamment des profondeurs d’espaces variées, et des sons inattendus pour la harpe, en explorant notamment le sustain naturel de la harpe et des boucles.

J’utilise également la voix, transformée dans la harpe. »

Hélène Breschand septembre 2011

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Elzbieta Sikora en résidence

Ce projet de résidence est né dans ne cadre du tout nouveau projet ESH / Espace(s) Son(s) Hainaut(s) en partenariat aevc le manège.mons, le phénix de Valenciennes et les conservatoires de Mons et Valenciennes.

Cette résidence démarre mi février 2012.

L’idée est ici de créer une dynamique de moyens et de compétences; la production et la résidence se mènent chez Art Zoyd en direction des deux conservatoires de Mons et Valenciennes et la diffusion aura lieu d’abord au phénix le 24 novembre 2012 puis au Manège de Mons.

Cette idée part d’une demande de Michel Supéra, professeur de saxophone au Conservatoire de Valenciennes qui souhaitait collaborer avec Art Zoyd dans le cadre des résidences de compositeurs.

Cette résidence a une visée pédagogique puisqu’elle s’adresse à la fois aux enseignants et aux élèves de différents niveaux. Nous pensons que la confrontation entre pédagogie et création est essentielle dans l’enseignement de la musique. Il s’agira ici aussi d’initier à l’univers de la musique éléctroacoustique (mixte).

Plusieurs pièces sont prévues :

  • 1 pièce pour saxophone solo + électronique en temps réel, jouée par Michel Supéra et Michel Megny avec Carl Faia
  • 1 pièce pour ensemble de 8 saxos (supérieurs) avec support électronique enregistré

  • 3 courtes pièces pédagogiques pour une initiation aux spécificités de l’écriture contemporaine et du jeu avec bande sonore :
  • 1er cycle : 2 altos avec support électronique enregistré
  • 2ème cycle : 2 altos, 1 ténor avec support électronique enregistré
  • 3ème cycle : 1 alto, 1 ténor, 1 baryton avec support électronique enregistré

BIOGRAPHIE et plus sur http://www.elzbietasikora.com/

Née à Lwow en 1943. Études de composition à Varsovie, avec Tadeusz Baird et Zbigniew Rudzinski, et à Paris, musique électroacoustique avec Pierre Schaeffer et François Bayle, composition et analyse avec Betsy Jolas. Co-fondatrice, avec Wojciech Michniewski et Krzysztof Knittel du Groupe de Compositeurs KEW. Stages d’informatique musicale à Paris, à l’IRCAM et aux USA, Stanford, au CCRMA. Bourses du Gouvernement Français, de la Ville de Mannheim, de la Fondation Kosciuszko.Vit à Paris depuis 1981.
Catalogue de plus de cinquante oeuvres dont trois opéras, trois ballets, plusieurs oeuvres symphoniques, concertos, oeuvres de musique de chambre, musiques électroacoustiques et mixtes. Plusieurs prix de composition dont Prix Magistère à Bourges, Prix « Nouveau Talent Musique » de la SACD, Prix du Printemps de la SACEM, Mention Spéciale de l’Académie du Disque Lyrique. Nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres (France) elle a reçu la Croix de Chevalier de l’Ordre du Mérite (Pologne).

Elzbieta Sikora est directeur artistique du festival Musica Electronica Nova, Wroclaw, Pologne. www.musicaelectronicanova.pl
Son nouvel opéra « Madame Curie » produit par Opera Baltycka de Gdanska été  créé à Paris à l’Auditorium de l’UNESCO en novembre 2011. www.operabaltycka.pl
Éditeurs : PWM, Cracovie, Pologne, Stoklosa Editions, Varsovie, Pologne, Chant du Monde, Paris.

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Nadia Ratsimandresy & Carl Faia en résidence en octobre 2011

Inventé en 1928 par Maurice Martenot, les Ondes Martenot est un des premiers exemplaires d’un synthétiseur. Le caractère unique de cet instrument électronique doté d’une acoustique propre (contrôle de la dynamique, du phrasé, de la tonalité, du timbre, du son de diffusion et de vibrato) a suscité l’intérêt de nombreux compositeurs. Son répertoire est riche de plus de 2000 pièces musicales. De Olivier Messiaen à Tristan Murail, Darius Milhaud, André Jolivet, Jacques Brel et Radiohead, il existe un très large registre stylistique. Ce qui manque dans toutes ces compositions sont les pièces pour Ondes et électronique. Ce point de vue différent, ce nouveau monde sonore, semble être une évolution naturelle d’un instrument original conçu avec les aptitudes uniques de l’électronique.

L’instrument est une combinaison étrange des avancées techniques du jeu traditionnel (avec l’intégration de vibrato par un clavier mobile) et avant-gardiste des effets électroniques (générateur de bruit, distorsions de fréquence aléatoire, glissandi). La diffusion sonore, quant à elle, bénéficie d’une richesse singulière de par la capacité de l’instrumentiste à changer le timbre et les associations des haut-parleurs à la volée. De fait, il existe tellement de techniques de jeu et de variations, qu’un compositeur pourrait s’en trouver intimidé, et préférer l’approche de l’instrument comme une nouveauté ou comme un instrument à clavier « simple ».

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Jean-Baptiste Barrière en résidence 2011/ 2012

Jean-Baptiste Barrière compositeur, artiste multimédia, est né à Paris en 1958. Il a fait des études de musique, de philosophie, d’histoire de l’art, et de logique mathématique (Doctorat de philosophie de l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne).

Parallèlement à la composition, il a mené une carrière à l’Ircam où il a d’abord été chercheur à partir de 1981,  dans le cadre des projets Chant (synthèse de la voix chantée par ordinateur) et Formes (contrôle de la synthèse et composition avec ordinateur), puis de 1984 à 1987, il a dirigé la Recherche Musicale, et à partir de 1989, la Pédagogie, et de 1993 à 1997, la Création. Depuis l’été 1998, il a quitté l’Ircam pour se consacrer entièrement à la création.

Sa pièce Chréode, a gagné le Prix de la Musique Numérique du Concours International de Musique Electro-acoustique de Bourges en 1983, et est éditée chez Wergo. Il a composé la musique de plusieurs spectacles multimédia, dont Collisions (avec Kaija Saariaho) mis en scène par Pierre Friloux et Françoise Gedanken, crée en 1984 dans le cadre du Festival Ars Electronica à Linz.

Il a composé la musique de 100 Objects to Represent the World, un spectacle de Peter Greenaway crée au festival de Salzburg en août 1997, et qui continue à tourner dans le monde entier depuis lors.

Il a aussi réalisé la musique de nombreuses installations interactives et de réalité virtuelle dont Venus Hybrid, une sculpture/fontaine avec images de synthèse de Pierre Friloux, pour le Festival International de New-York, exposée durant tout l’été 1988 à l’intérieur du pont de Brooklyn, puis au Festival de Montréal l’année suivante. En 1995, il a réalisé la partie sonore et musicale de l’installation de réalité virtuelle Le messager de Catherine Ikam et Louis Fléri, présentée dans le cadre de l’exposition Cité-Ciné 2, puis en 1996, celle d’Alex, présentée dans le cadre du Festival de l’Ircam.

www.barriere.org

« Crossing the Blind Forest » est une pièce pour flûtes (basse, en sol, piccolo), électronique et images, composée spécialement pour et dédiée à la flûtiste américaine Camilla Hoitenga.
C’est une forme d’évocation de la célèbre pièce de théâtre  — réputée injouable—de Maurice Maeterlinck  « Les aveugles », elle même librement inspirée de la peinture du même titre et non moins célèbre de Pieter Bruegel.
Pour différentes raisons, le thème comme la forme de cette pièce m’obsèdent, et j’y reviens périodiquement. J’ai d’abord conçu un spectacle multimédia, « Deux Songes de Maeterlinck d’après Bruegel » , crée par Hoitenga et le comédien Bruno Rafaelli de la Comédie française (qui incarnait seul, sa voix transformée par l’électronique, les 12 rôles: six hommes et six femmes), dans le Festival Les Musiques à Marseille en Mai 2007. Ce spectacle comprenant « Les aveugles », et aussi le « Massacre des innocents », l’autre grand texte de Maeterlinck inspiré par Bruegel.
Et je prépare un nouveau spectacle sur « Les aveugles », cette fois une forme d’opéra multimédia pour chœur et électronique, avec l’Ensemble Solistes XXI de Rachid Safir.
« Crossing the Blind Forest, » revisite et développe les matériaux de flûte composés pour « Deux songes ». Dans cette pièce, la flûtiste incarne d’une certaine manière les aveugles, perdus dans la forêt, de la pièce de Maeterlinck. Elle est comme abandonnée dans un monde inconnu, représenté par l’électronique et les images autour d’elle, et doit exacerber toutes ses sensations et mettre en jeu toutes ses capacités pour arriver à survivre aux dangers qui l’entourent et la menacent. Le jeu virtuose des flûtes, sans cesse défié par les transformations électroniques, figure un combat incertain, dont l’issue se révèle finalement ouverte, non déterminée. La partie visuelle, mélangeant les transformations croisées de la performance live de la flûtiste et notamment des images de forêt dévastées par la tempête, accompagnant cette quête énigmatique à travers les sensations. « 

Jean-Baptiste Barrière, septembre 2011

Une première version de  la pièce  a été crée au Roulette de New York le 21 septembre 2011 avec Camilla Hoitenga (flûtes), l’électronique live a été développée par Carl Faia – Studios Art Zoyd.

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