Art Zoyd & Art Zoyd Studio

Art Zoyd & Art Zoyd Studio Gérard Hourbette – Musique électro-acoustiquestudio[at]artzoyd.net

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Résidences

2011 / 2012

Nadia Ratsimandresy ( ondiste) et Carl Faia (compositeur)
José Manuel Lopez-Lopez (Espagne)
André Serre – Milan (France) (projet Kinect)
Jonathan Pontier (projet Akouariom avec Ars Nova) (France)
Jean-Baptiste Barrière (France)
Tao Yu (Chine)
Christian Châtel (Belgique) vidéaste ( projet RÊVE #1)
Serge Meyer (France) vidéaste ( projet RÊVE #1)
Hélène Breschand (France)
Wielfried Wendling (France)
Elzbieta Sikora (commande pédagogique pour les conservatoires de Valenciennes et de Mons)
Yukari Hamada (pianiste et claviériste)

 

2010

Dominik Barbier (vidéaste) projet MÉDÉE
Sébastien Roux projet À DEMI ENDORMI DÉJÀ
Alejandro Viñao (Argentine, UK)
Célia Houdart (auteur) projet À DEMI ENDORMI DÉJÀ
François Olislaeger dessinateur projet À DEMI ENDORMI DÉJÀ
Carol Robinson
Serge Bertocchi
André Serre-Milan commande pédagogique en direction du conservatoire de Valenciennes
Mychael Nyvang pour les Hommes penchés
Stephen O’Malley (USA) pour la chorégraphie de Gisèle Vienne

 

2009

Résidence compagnie  Kitsou Dubois (France)
Marco Suarez Cifuentez (Colombie)
Anne Niemetz (Nouvelle-Zélande) (vidéaste pour projet Kairo)
Akiko Kitamura (Japon) (chorégraphe pour projet Kairo)
Daniele Ghizi (Italie)
Jesper Nordin (Suède) pour un projet avec l’ensemble L’itinéraire
Claire Payement et Loic Reboursiere (France)

 

2008

Anne Niemetz ( vidéaste) ( Nouvelle Zélande) Projet KAIRO
André Serre Milan
Garth Knox (Irlande)
Ulrich Krieger (Allemagne)
Lucas Francesconi (Italie)
Patricia  Dallio et Yukari Hamada projet Parvis des ondes

 

2007

Patricia Dallio (France)
Laurent Dailleau ( France) (projet EYECATCHER)
Jérôme Soudan (projet EYECATCHER)
Cécile Babiole (France) (vidéaste projet EYECATCHER)
Reinhold Friedl (Allemagne ensemble Zeitkratzer)
James Dilllon ( UK) / Garth Knox (Irlande)
Ulrich Krieger (Allemagne)
Carol Robinson (USA / France)

 

2006

Todor Todoroff (Belgique) Expériences de Vol #6 avec Musiques Nouvelles
Daniel Denis (Belgique) Expériences de Vol #6 avec Musiques Nouvelles
Dror Feiler (Suède)
Kasper T Toeplitz (La chute de la maison Usher)
Patricia Dallio ( La chute de la Maison Usher)

 

2005

Henri Algadafe (France) Expériences de Vol #6 avec Musiques Nouvelles
Stevie Wishart ( UK) Expériences de Vol #6 avec Musiques Nouvelles
Phil Von (France) Expériences de Vol #6 avec Musiques Nouvelles
Glenn Branca (USA) (Projet AZO)
Luc Ferrari ( France) pour « Après presque rien » avec Musiques Nouvelles

 

2003 – 2004

Giuliano d’Angiolini (France) Expériences de Vol #4 avec Musiques Nouvelles
Phill Niblock (USA) Expériences de Vol #4 avec Musiques Nouvelles
Iancu Dumitrescu (Roumanie) Expériences de Vol #4 avec Musiques Nouvelles
Louis–Philippe Demers (Canada) Roboticien et plasticien (projet ARMAGEDDON)
Kasper T. Toeplitz (ARMAGEDDON)
Patricia Dallio (ARMAGEDDON)
Zbiniew Karkowski (Pologne) Expériences de Vol #5 avec Musiques Nouvelles
François-Bernard Mâche (France) Expériences de Vol #5 avec Musiques Nouvelles
Ricardo Nova (Italie) Expériences de Vol #5 avec Musiques Nouvelles
Marie-Hélène Fournier (France) Expériences de Vol #4 avec Musiques Nouvelles
Francis Faber (France) Expériences de Vol #4 avec Musiques Nouvelles

 

2002

Gualtiero Dazzi (France Italie) Expériences de Vol #3 avec Musiques Nouvelles
Jean –Paul Dessy (Belgique) Expériences de Vol #3 avec Musiques Nouvelles
Atau Tanaka (France / Japon) Expériences de Vol #3 avec Musiques Nouvelles
Ryoji Ikeda (Japon) Expériences de Vol #3 avec Musiques Nouvelles
Jean-Luc Guillonet – Olivier Benoit (projet météo) (France)
Kasper T. Toeplitz (La nuit du Jabberwock)
Patricia Dallio (La nuit du Jabberwock)
André Serre Milan (France)  projet De Rerum Natura

 

2001

Giovanni Sollima (Italie) Expériences de Vol #1 avec Musiques Nouvelles
Jean–Luc Fafchamps (Belgique) Expériences de Vol #2 avec Musiques Nouvelles
Fausto Romitelli ( Italie) Expériences de Vol #2 avec Musiques Nouvelles
Horatiu Radulescu ( France- Roumanie) Expériences de Vol #2 avec Musiques Nouvelles
Jean-Philippe Resemann (France) pour le projet Parking de Ida Tesla
Kasper T. Toeplitz (Metropolis)
Patricia Dallio (France) (Metropolis)

 

2000

Helmut Oehring (Allemagne) Dangereuses Visions #3 avec l’Orchestre National de Lille
Eric Sleichim et le Blindmann Kwartett (Belgique) Dangereuses Visions #3 avec l’Orchestre National de Lille
Granular Synthesis (Autriche) compositeurs et vidéastes Dangereuses Visions #3 avec l’Orchestre National de Lille
Geert Muul (Pays–Bas) vidéaste Dangereuses Visions #3 avec l’Orchestre National de Lille
Safi (Israel vidéo) Dangereuses Visions #3 avec l’Orchestre National de Lille
Kasper T. Toeplitz (France)   Expériences de Vol #1 avec Musiques Nouvelles
David Shea (USA / Belgique) Expériences de Vol #1 avec Musiques Nouvelles
Jérôme Combier (France) Expériences de Vol #1 avec Musiques Nouvelles

 

1999

Heiner Goebbels (Allemagne) Dangereuses Visions #2 avec l’Orchestre National de Lille
Pierre Vasseur (France) Dangereuses Visions #2 avec l’Orchestre National de Lille
Christophe Maudot (France) Dangereuses Visions #2 avec l’Orchestre National de Lille
Michael Saup ( Allemagne) vidéaste Dangereuses Visions #2 avec l’Orchestre National de Lille
Lydie Jean Dit Pannel (France) vidéaste Dangereuses Visions #2 avec l’Orchestre National de Lille

 

1998

Luc Ferrari ( France)  Dangereuses Visions #1 avec l’Orchestre National de Lille
Gérard Pape (USA France) Dangereuses Visions #1 avec l’Orchestre National de Lille
Thierry de Mey (Belgique) Dangereuses Visions #1 avec l’Orchestre National de Lille
Dumb Type (Japon ) vidéo Dangereuses Visions #1 avec l’Orchestre National de Lille

A.lter S.essio, Fabrice Planquette en résidence en 2012 aux studios Art Zoyd

A.lter S.essio est un groupe de recherche et de création dirigé par Fabrice Planquette. Il invite différentes personnes à partager un espace de création, tous domaines confondus…

Nadia Ratsimandresy & Carl Faia en résidence en octobre 2011

Le compositeur Carl Faia et l’ondiste Nadia Ratsimandresy seront en résidence aux studios d’Art Zoyd dans le cadre du projet « Extension du corps sonore », dans le cadre d’ESH en partenariat avec le Phénix Scène nationale de Valenciennes, le manège.Mons et Musiques Nouvelles.
Ou comment composer pour cet instruments ancêtre des instruments électroniques ? Comment jouer avec cet instrument ? Comment lui offrir d’autres possibilités de jeu via l’hybridation avec les technologies sonores d’aujourd’hui ?

La harpiste Hélène Breschand en résidence en 2011 2012

« Ce projet se situe dans la continuité de mon travail, mais j’aimerais aller plus loin. Jusqu’à présent j’utilisais la harpe acoustique et je l’électrifiais avec des pédales de guitare électrique. Aujourd’hui j’ai envie de travailler sur un autre support, plus gestuel, plus « instrumental » Je pensais à l’utilisation de capteurs (tactiles, ou visuels, c’est là que j’ai besoin d’expérimenter) et développer une gestuelle, une micro-chorégraphie qui partirait du geste instrumental. C’est donc une recherche sonore avant tout, mais aussi visuelle… HB septembre 2011
Nouveau projet dans le cadre d’ESH – extension du corps sonore

Jean-Baptiste Barrière en résidence 2011/ 2012

Accueilli en résidence en 2011 – 2012, une première version de sa pièce a été crée à New York au Roulette le 21 septembre 2011 avec Camilla Hoitenga (flûtes), l’électronique live a été développée par Carl Faia – Studios Art Zoyd.

José-Manuel Lopez Lopez, résidence 2011/ 2012

« Le projet consiste en la composition d’une œuvre mixte pour vibraphone et électronique en temps réel dans le cadre des résidences de compositeurs, et commandes d’auteur pour une composition électro-acoustique proposé par Art Zoyd Le sujet de recherche porte sur les sons différentiels générés par l’instrument acoustique de manière naturelle ou bien en combinaison avec [...]

A.lter S.essio, Fabrice Planquette en résidence en 2012 aux studios Art Zoyd

A.lter S.essio est un groupe de recherche et de création dirigé par Fabrice Planquette. Il invite différentes personnes à partager un espace de création, tous domaines confondus, donne l’impulsion première et la direction, et chacun y apporte son langage, sa sensibilité et ses perspectives.

Fin 2007, débute la création de performances. La série déjà amorcée par LOSS, LAYERS, ENDURANCE, EXTENSION(s) et ASCENSIO, se poursuivra par DESERT (un trio), puis ENSEMBLE (pièce pour 7 danseurs) et… Toutes ces pièces sont reliées entre elles : suite, complément, parallèle, opposition. Elles suivent une progression dans l’exploration de l’humain et du contexte dans lequel il évolue. Confrontation à l’environnement, à soi, à l’autre, aux autres… Cet ensemble pose un regard sur la place de l’individu dans nos sociétés en s’adressant à l’intime. C’est un travail qui s’articule autour de la question de la perte et du combat qu’elle entraîne. Où en sommes nous ? Comment continuer ?

La résidence chez Art Zoyd portera sur le développement de la pièce Extension(s) qui consiste en la création de deux solos chorégraphiques (l’un féminin et l’autre masculin) qui seront par la suite regroupés en un duo. Chaque solo traite du cheminement vers une libération, par le détachement pour l’une et par l’assimilation pour l’autre. L’assemblage final du duo mettra en jeu l’imbrication de tous les éléments constitutifs (chorégraphies, musiques, visuels, scénographies).

Les pièces précédentes soumettaient délibérément le corps à la technique, en accord avec le propos. Cette fois nous voudrions libérer autant que possible ce corps de la contrainte technique ou en tout cas créer l’illusion d’une maîtrise de l’interprète sur l’environnement dans lequel il évolue. L’objectif reste toujours de faire oublier le procédé au profit de l’intention, du propos. Un dispositif ne peut être véritablement immersif que lorsqu’il disparaît.
Plus précisément, nous travaillerons sur la composition musicale et l’interaction possible avec les danseurs. Nos objectifs sont la recherche et mise en place d’un système simple et compact de contrôle sur l’environnement audiovisuel à l’usage d’un danseur, le développement d’un outil de constitution de banque de sons et de composition en temps réel, l’exploration des possibilités et des contraintes de la Kinect dans ce cadre.

Fabrice Planquette

DOSSIER SUR LE SPECTACLE À TÉLÉCHARGER ICI

Nadia Ratsimandresy & Carl Faia en résidence en octobre 2011

Inventé en 1928 par Maurice Martenot, les Ondes Martenot est un des premiers exemplaires d’un synthétiseur. Le caractère unique de cet instrument électronique doté d’une acoustique propre (contrôle de la dynamique, du phrasé, de la tonalité, du timbre, du son de diffusion et de vibrato) a suscité l’intérêt de nombreux compositeurs. Son répertoire est riche de plus de 2000 pièces musicales. De Olivier Messiaen à Tristan Murail, Darius Milhaud, André Jolivet, Jacques Brel et Radiohead, il existe un très large registre stylistique. Ce qui manque dans toutes ces compositions sont les pièces pour Ondes et électronique. Ce point de vue différent, ce nouveau monde sonore, semble être une évolution naturelle d’un instrument original conçu avec les aptitudes uniques de l’électronique.

L’instrument est une combinaison étrange des avancées techniques du jeu traditionnel (avec l’intégration de vibrato par un clavier mobile) et avant-gardiste des effets électroniques (générateur de bruit, distorsions de fréquence aléatoire, glissandi). La diffusion sonore, quant à elle, bénéficie d’une richesse singulière de par la capacité de l’instrumentiste à changer le timbre et les associations des haut-parleurs à la volée. De fait, il existe tellement de techniques de jeu et de variations, qu’un compositeur pourrait s’en trouver intimidé, et préférer l’approche de l’instrument comme une nouveauté ou comme un instrument à clavier « simple ».

Excepté le fait que l’on trouve peu de pièces pour Ondes et électronique, nous voyons beaucoup d’angles d’approche pour exploiter les capacités biologiques de l’instrument, en augmenter certains aspects ou développer de nouvelles techniques à intégrer dans l’arsenal de l’instrument. Certains de ces travaux comprennent l’analyse, empirique ou non, des éléments préexistants de l’instrument. Plus particulièrement, le développement des diffuseurs sonores originels, des haut-parleurs créés par Martenot, permettra des progrès notables. Le haut-parleur de résonance a déjà été soumis à ce processus dont le résultat est un exemplaire beaucoup plus robuste. Le haut-parleur principal a lui été conçu d’une manière plus classique, mais sa puissance nous permet d’attaquer la source sonore de diverses manières. Le dernier des diffuseurs à avoir bénéficié de recherches sera la Palme. Il est à la fois le plus délicat et le plus sophistiqué. Ses cordes utilisées pour les vibrations sympathiques sont autant un obstacle qu’un atout. Les accordages peuvent fournir différentes couleurs sonores, mais la puissance de l’objet laisse beaucoup à désirer. Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour redéployer ce haut-parleur d’une manière plus souhaitable et utile.

La première phase du projet chez Art Zoyd Studios sera de se concentrer sur la découverte, ou redécouverte, des nombreux aspects de l’instrument : entrées et sorties, analyse des signaux et des haut-parleurs, techniques de jeu traditionnelles ou augmentées, commandes électroniques et mécaniques, etc. L’utilisation de traitements assistés par ordinateur sera explorée avec comme objectif de trouver une application discrète et naturelle, sans trop exiger de manipulations pour l’interprète de l’Ondes ou de l’ordinateur. Le but est d’accroître les qualités inhérentes de l’instrument, de renforcer ses faiblesses, ainsi que de développer une approche qui est à la fois organique et multi-active, où les gestes de l’instrumentiste peuvent commander certains aspects particuliers de la qualité sonore globale, via un simple contrôleur par ordinateur permettant des changements rapides et faciles. Idéalement, les travaux devraient aboutir non seulement à une nouvelle pièce, mais aussi à une nouvelle méthode d’approche de l’instrument pour les compositeurs à venir.

Nadia Ratsimandresy & Carl Faia.

La harpiste Hélène Breschand en résidence en 2011 2012

La harpiste Hélène Breschand commencera sa résidence en novembre 2011 avec le compositeur et assitant musical Carl Faia.

Toutes les harpistes sont sauvages et fières, car aucun son ne se laisse apprivoiser. Abandonnée puis ayant grandi sur la scène, Hélène Breschand ne s’est assagie qu’en apparence. Ne venez voir aucun spectacle où elle ne figure sans lumière, car c’est dans l’obscurité que les cordes vibrantes ne lui suffisent plus. Des coups sourds, murmures impatients aux griffures subites, les caresses râpeuses succèdent aux claques sonores, donnent envie d’être une harpe. Qui aime les vives mélodies et les arpèges coulants ?
Hélène BRESCHAND fait partie de ces musiciens capables d’évoluer à la limite de plusieurs domaines qui vont de la musique contemporaine au Jazz. Elle mène une carrière de soliste et de chambriste, tant à travers le répertoire contemporain et les créations, que l’improvisation, le théâtre musical et les arts plastiques.
Parallèlement à son travail de création en musique de chambre et en orchestre , où elle a pu rencontrer et travailler avec Luciano Berio, Bernard Cavanna, Pascal Dusapin, Luc Ferrari, Emmanuel Nùnes … collaborer avec les ensembles Le Banquet, Ars Nova, 2e2m, Erwartung, Transeuropéennes …, Hélène Breschand est dédicataire de plusieurs œuvres pour harpe solo.

PROJET SOLO DE HARPE POUR ART ZOYD/NOUVELLE GESTUELLE

« Ce projet se situe dans la continuité de mon travail, mais j’aimerais aller plus loin. Jusqu’à présent j’utilisais la harpe acoustique et je l’électrifiais avec des pédales de guitare électrique.

Aujourd’hui j’ai envie de travailler sur un autre support, plus gestuel, plus « instrumental »

Je pensais à l’utilisation de capteurs (tactiles, ou visuels, c’est là que j’ai besoin d’expérimenter) et développer une gestuelle, une micro-chorégraphie qui partirait du geste instrumental

C’est donc une recherche sonore avant tout, mais aussi visuelle :

Comment intégrer l’éléctronique pour que ce ne soit pas une manipulation en plus, mais bien l’extension de l’instrument, et du geste instrumental.

 

La finalité serait une pièce de 20 min environ, que je puisse jouer sur scène lors de mes solos

Et à moyen ou long terme, le développement d’une nouvelle technique de jeu, d’une extension de la harpe

D’un point de vue sonore, ayant beaucoup exploré les pédales d’effets, j’ai une idée assez précise des sons que je cherche et que je ne peux obtenir pour l’instant

Musicalement, j’imagine une fiction sonore en créant notamment des profondeurs d’espaces variées, et des sons inattendus pour la harpe, en explorant notamment le sustain naturel de la harpe et des boucles.

J’utilise également la voix, transformée dans la harpe. »

Hélène Breschand septembre 2011

 

 

Jean-Baptiste Barrière en résidence 2011/ 2012

Jean-Baptiste Barrière compositeur, artiste multimédia, est né à Paris en 1958. Il a fait des études de musique, de philosophie, d’histoire de l’art, et de logique mathématique (Doctorat de philosophie de l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne).

Parallèlement à la composition, il a mené une carrière à l’Ircam où il a d’abord été chercheur à partir de 1981,  dans le cadre des projets Chant (synthèse de la voix chantée par ordinateur) et Formes (contrôle de la synthèse et composition avec ordinateur), puis de 1984 à 1987, il a dirigé la Recherche Musicale, et à partir de 1989, la Pédagogie, et de 1993 à 1997, la Création. Depuis l’été 1998, il a quitté l’Ircam pour se consacrer entièrement à la création.

Sa pièce Chréode, a gagné le Prix de la Musique Numérique du Concours International de Musique Electro-acoustique de Bourges en 1983, et est éditée chez Wergo. Il a composé la musique de plusieurs spectacles multimédia, dont Collisions (avec Kaija Saariaho) mis en scène par Pierre Friloux et Françoise Gedanken, crée en 1984 dans le cadre du Festival Ars Electronica à Linz.

Il a composé la musique de 100 Objects to Represent the World, un spectacle de Peter Greenaway crée au festival de Salzburg en août 1997, et qui continue à tourner dans le monde entier depuis lors.

Il a aussi réalisé la musique de nombreuses installations interactives et de réalité virtuelle dont Venus Hybrid, une sculpture/fontaine avec images de synthèse de Pierre Friloux, pour le Festival International de New-York, exposée durant tout l’été 1988 à l’intérieur du pont de Brooklyn, puis au Festival de Montréal l’année suivante. En 1995, il a réalisé la partie sonore et musicale de l’installation de réalité virtuelle Le messager de Catherine Ikam et Louis Fléri, présentée dans le cadre de l’exposition Cité-Ciné 2, puis en 1996, celle d’Alex, présentée dans le cadre du Festival de l’Ircam.

www.barriere.org

« Crossing the Blind Forest » est une pièce pour flûtes (basse, en sol, piccolo), électronique et images, composée spécialement pour et dédiée à la flûtiste américaine Camilla Hoitenga.
C’est une forme d’évocation de la célèbre pièce de théâtre  — réputée injouable—de Maurice Maeterlinck  « Les aveugles », elle même librement inspirée de la peinture du même titre et non moins célèbre de Pieter Bruegel.
Pour différentes raisons, le thème comme la forme de cette pièce m’obsèdent, et j’y reviens périodiquement. J’ai d’abord conçu un spectacle multimédia, « Deux Songes de Maeterlinck d’après Bruegel » , crée par Hoitenga et le comédien Bruno Rafaelli de la Comédie française (qui incarnait seul, sa voix transformée par l’électronique, les 12 rôles: six hommes et six femmes), dans le Festival Les Musiques à Marseille en Mai 2007. Ce spectacle comprenant « Les aveugles », et aussi le « Massacre des innocents », l’autre grand texte de Maeterlinck inspiré par Bruegel.
Et je prépare un nouveau spectacle sur « Les aveugles », cette fois une forme d’opéra multimédia pour chœur et électronique, avec l’Ensemble Solistes XXI de Rachid Safir.
« Crossing the Blind Forest, » revisite et développe les matériaux de flûte composés pour « Deux songes ». Dans cette pièce, la flûtiste incarne d’une certaine manière les aveugles, perdus dans la forêt, de la pièce de Maeterlinck. Elle est comme abandonnée dans un monde inconnu, représenté par l’électronique et les images autour d’elle, et doit exacerber toutes ses sensations et mettre en jeu toutes ses capacités pour arriver à survivre aux dangers qui l’entourent et la menacent. Le jeu virtuose des flûtes, sans cesse défié par les transformations électroniques, figure un combat incertain, dont l’issue se révèle finalement ouverte, non déterminée. La partie visuelle, mélangeant les transformations croisées de la performance live de la flûtiste et notamment des images de forêt dévastées par la tempête, accompagnant cette quête énigmatique à travers les sensations. « 

Jean-Baptiste Barrière, septembre 2011

Une première version de  la pièce  a été crée au Roulette de New York le 21 septembre 2011 avec Camilla Hoitenga (flûtes), l’électronique live a été développée par Carl Faia – Studios Art Zoyd.

José-Manuel Lopez Lopez, résidence 2011/ 2012

« Le projet consiste en la composition d’une œuvre mixte pour vibraphone et électronique en temps réel dans le cadre des résidences de compositeurs, et commandes d’auteur pour une composition électro-acoustique proposé par Art Zoyd
Le sujet de recherche porte sur les sons différentiels générés par l’instrument acoustique de manière naturelle ou bien en combinaison avec l’électronique, afin de produire des battements perceptibles et contrôlables en tant que rythmes, par la superposition et modification de fréquences.
L’un de processus d’écriture sera sans doute la transition entre ces battements différentiels de basses fréquentes et les rythmes de ces sons différentiels repris et développés par le vibraphone, afin de créer un continu entre timbre et rythme ainsi que entre rythme et forme.
La durée prévue de l’œuvre est de 12 minutes. « 

José Manuel Lopez Lopez mars 2011

José Manuel López López (Compositeur) Jmanuellopez2@gmail.com
Carl Faia, (Compositeur chercheur)
Miquel Bernat (Interprète – percussionniste)  bernat@ictus.be

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Né(e) le 15/01/1956 Madrid / Espagne

José Manuel López  López étudie au Conservatoire Supérieur de Musique de Madrid le piano, la composition et la direction d’orchestre. Il poursuit ensuite des études de musicologie à l’Université Paris VIII où il est actuellement professeur  associé, responsable de l’atelier de composition, ainsi que professeur  de composition au Conservatoire de Zaragoza (Espagne) entre 2005 et 2007. Titulaire  d’un D.E.A. en Musique et Musicologie  du XX ème siècle  IRCAM-École des Hautes Études en Sciences Sociales, il a également  suivi le cursus d’informatique musicale de l’Ircam,  et les enseignements de Luis de Pablo, Messiaen, Nono, Boulez, Donatoni, Murail et Vaggione… Sa musique  a été  sélectionnée à plusieurs reprises pour représenter l’Espagne à la Tribune Internationale de Compositeurs de l’UNESCO et récompensée  par, la Société Internationale de Musique Contemporaine et l’International Computer Music Conférence. Elle est par ailleurs, interprétée dans les plus importants festivals. Les Ministères de la Culture Espagnol et Français, la Fondation Caja de Madrid, l’Ircam, Studio Agon et Nuove Sincronie (Milan), Orchestre Nationale d’Espagne, Fondation Gulbenkian (Lisbonne), Radio France, le festival Musica de Strasbourg et le CIRM de Nice, Arditti Quartet…  sont – entre autres – ses commanditaires. En 1996 José-Manuel López López  a été lauréat de l’AFAA pour réaliser un projet de composition à la Villa  Kujoyama  à Kyoto (Japon), et en 1997,  lauréat de l’Académie Espagnole des Beaux Arts à Rome. En 2000 l’Etat espagnol lui décerne le Prix National de Musique, haute  distinction culturelle. Il a été Compositeur-Résident en Bourgogne entre 2000 et 2003. Professeur invité en 2004 de la Catedra Manuel de Falla à Cadiz Espagne, Il mène de front  sa carrière de compositeur et une grande activité de conférencier. Il est membre de la Fondation Música de Hoy, du collectif  de Compositeurs et d’interprètes Música Presente en Espagne et membre fondateur de l’Association Densité 93 en France . Ses œuvres sont publiées par Durand-Salabert-Eschig (Universal Music Publishing Group), Transatlantiques et Henry Lemoine à Paris, et par le compositeur lui même.