Archives de catégorie : Extension du corps sonore

A.lter S.essio, Fabrice Planquette en résidence aux studios Art Zoyd

A.lter S.essio est un groupe de recherche et de création dirigé par Fabrice Planquette. Il invite différentes personnes à partager un espace de création, tous domaines confondus, donne l’impulsion première et la direction, et chacun y apporte son langage, sa sensibilité et ses perspectives.

Fin 2007, débute la création de performances. La série déjà amorcée par LOSS, LAYERS, ENDURANCE, EXTENSION(s) et ASCENSIO, se poursuivra par DESERT (un trio), puis ENSEMBLE (pièce pour 7 danseurs) et… Toutes ces pièces sont reliées entre elles : suite, complément, parallèle, opposition. Elles suivent une progression dans l’exploration de l’humain et du contexte dans lequel il évolue. Confrontation à l’environnement, à soi, à l’autre, aux autres… Cet ensemble pose un regard sur la place de l’individu dans nos sociétés en s’adressant à l’intime. C’est un travail qui s’articule autour de la question de la perte et du combat qu’elle entraîne. Où en sommes nous ? Comment continuer ?

La résidence chez Art Zoyd portera sur le développement de la pièce Extension(s) qui consiste en la création de deux solos chorégraphiques (l’un féminin et l’autre masculin) qui seront par la suite regroupés en un duo. Chaque solo traite du cheminement vers une libération, par le détachement pour l’une et par l’assimilation pour l’autre. L’assemblage final du duo mettra en jeu l’imbrication de tous les éléments constitutifs (chorégraphies, musiques, visuels, scénographies).

Les pièces précédentes soumettaient délibérément le corps à la technique, en accord avec le propos. Cette fois nous voudrions libérer autant que possible ce corps de la contrainte technique ou en tout cas créer l’illusion d’une maîtrise de l’interprète sur l’environnement dans lequel il évolue. L’objectif reste toujours de faire oublier le procédé au profit de l’intention, du propos. Un dispositif ne peut être véritablement immersif que lorsqu’il disparaît.
Plus précisément, nous travaillerons sur la composition musicale et l’interaction possible avec les danseurs. Nos objectifs sont la recherche et mise en place d’un système simple et compact de contrôle sur l’environnement audiovisuel à l’usage d’un danseur, le développement d’un outil de constitution de banque de sons et de composition en temps réel, l’exploration des possibilités et des contraintes de la Kinect dans ce cadre.

Fabrice Planquette

DOSSIER SUR LE SPECTACLE À TÉLÉCHARGER ICI

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Kasper T Toeplitz / résidence Art Zoyd – Tentative de duo avec Gérard Hourbette

Bien sûr si tout était déjà planifié avant d’être entrepris, parfaitement cadré, et s’il n’y avait plus qu’à mettre en œuvre, qu’à appliquer une logique fixée pour que les projets artistiques prennent corps et vie, il serait bien plus simple d’en parler à l’avance, expliquer le pourquoi et le comment, ainsi que le résultat sonore. Mais en vrai tout cela est plus diffus, il n’y a pas de recettes, pas de systématisme, ni de plan quinquennal, tout n’est question que de rencontres, d’envies non justifiées, d’énergies du moment – et de regards sur le monde qui nous entoure, condition nécessaire pour pouvoir prétendre se placer dans la création.

Et cette collaboration avec Gérard Hourbette s’est décidée exactement comme cela : sans raison. Sans raison autre que de décider, à force de s’être répété durant des années qu’il faudrait bien refaire « quelque chose » ensemble un jour, que ce jour pourrait aussi bien être là, maintenant. Parce que oui, on avait déjà travaillé ensemble par le passé. Et du coup la seule certitude à ce recommencement  était que là on le ferait autrement – ne pas repasser par les chemins balisés. De toute façon à peu prés la seule chose qui est sûre, pour le moment, c’est ce dont on ne veut pas : ni film ni autres images qui nous donneraient déjà une partition temporelle, un découpage, pas de thème – prétexte qui déroule un fil de logique sinon de causalité. Bien entendu pas d’ébauche de narration, non plus ; mais également pas d’autres musiciens que nous deux, chacun avec son fatras de machines et instruments, sons trouvés ou synthétisés ou alors cordes graves tendues, capteurs, peu importe : chacun avec son monde mais sans la préoccupation de le partager ou donner à comprendre à des interprètes.

Kasper T Toeplitz

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La harpiste Hélène Breschand en résidence

La harpiste Hélène Breschand commencera sa résidence en novembre 2011 avec le compositeur et assitant musical Carl Faia.

Toutes les harpistes sont sauvages et fières, car aucun son ne se laisse apprivoiser. Abandonnée puis ayant grandi sur la scène, Hélène Breschand ne s’est assagie qu’en apparence. Ne venez voir aucun spectacle où elle ne figure sans lumière, car c’est dans l’obscurité que les cordes vibrantes ne lui suffisent plus. Des coups sourds, murmures impatients aux griffures subites, les caresses râpeuses succèdent aux claques sonores, donnent envie d’être une harpe. Qui aime les vives mélodies et les arpèges coulants ?
Hélène BRESCHAND fait partie de ces musiciens capables d’évoluer à la limite de plusieurs domaines qui vont de la musique contemporaine au Jazz. Elle mène une carrière de soliste et de chambriste, tant à travers le répertoire contemporain et les créations, que l’improvisation, le théâtre musical et les arts plastiques.
Parallèlement à son travail de création en musique de chambre et en orchestre , où elle a pu rencontrer et travailler avec Luciano Berio, Bernard Cavanna, Pascal Dusapin, Luc Ferrari, Emmanuel Nùnes … collaborer avec les ensembles Le Banquet, Ars Nova, 2e2m, Erwartung, Transeuropéennes …, Hélène Breschand est dédicataire de plusieurs œuvres pour harpe solo.

PROJET SOLO DE HARPE POUR ART ZOYD/NOUVELLE GESTUELLE

« Ce projet se situe dans la continuité de mon travail, mais j’aimerais aller plus loin. Jusqu’à présent j’utilisais la harpe acoustique et je l’électrifiais avec des pédales de guitare électrique.

Aujourd’hui j’ai envie de travailler sur un autre support, plus gestuel, plus « instrumental »

Je pensais à l’utilisation de capteurs (tactiles, ou visuels, c’est là que j’ai besoin d’expérimenter) et développer une gestuelle, une micro-chorégraphie qui partirait du geste instrumental

C’est donc une recherche sonore avant tout, mais aussi visuelle :

Comment intégrer l’éléctronique pour que ce ne soit pas une manipulation en plus, mais bien l’extension de l’instrument, et du geste instrumental.

La finalité serait une pièce de 20 min environ, que je puisse jouer sur scène lors de mes solos

Et à moyen ou long terme, le développement d’une nouvelle technique de jeu, d’une extension de la harpe

D’un point de vue sonore, ayant beaucoup exploré les pédales d’effets, j’ai une idée assez précise des sons que je cherche et que je ne peux obtenir pour l’instant

Musicalement, j’imagine une fiction sonore en créant notamment des profondeurs d’espaces variées, et des sons inattendus pour la harpe, en explorant notamment le sustain naturel de la harpe et des boucles.

J’utilise également la voix, transformée dans la harpe. »

Hélène Breschand septembre 2011

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Elzbieta Sikora en résidence

Ce projet de résidence est né dans ne cadre du tout nouveau projet ESH / Espace(s) Son(s) Hainaut(s) en partenariat aevc le manège.mons, le phénix de Valenciennes et les conservatoires de Mons et Valenciennes.

Cette résidence démarre mi février 2012.

L’idée est ici de créer une dynamique de moyens et de compétences; la production et la résidence se mènent chez Art Zoyd en direction des deux conservatoires de Mons et Valenciennes et la diffusion aura lieu d’abord au phénix le 24 novembre 2012 puis au Manège de Mons.

Cette idée part d’une demande de Michel Supéra, professeur de saxophone au Conservatoire de Valenciennes qui souhaitait collaborer avec Art Zoyd dans le cadre des résidences de compositeurs.

Cette résidence a une visée pédagogique puisqu’elle s’adresse à la fois aux enseignants et aux élèves de différents niveaux. Nous pensons que la confrontation entre pédagogie et création est essentielle dans l’enseignement de la musique. Il s’agira ici aussi d’initier à l’univers de la musique éléctroacoustique (mixte).

Plusieurs pièces sont prévues :

  • 1 pièce pour saxophone solo + électronique en temps réel, jouée par Michel Supéra et Michel Megny avec Carl Faia
  • 1 pièce pour ensemble de 8 saxos (supérieurs) avec support électronique enregistré

  • 3 courtes pièces pédagogiques pour une initiation aux spécificités de l’écriture contemporaine et du jeu avec bande sonore :
  • 1er cycle : 2 altos avec support électronique enregistré
  • 2ème cycle : 2 altos, 1 ténor avec support électronique enregistré
  • 3ème cycle : 1 alto, 1 ténor, 1 baryton avec support électronique enregistré

BIOGRAPHIE et plus sur http://www.elzbietasikora.com/

Née à Lwow en 1943. Études de composition à Varsovie, avec Tadeusz Baird et Zbigniew Rudzinski, et à Paris, musique électroacoustique avec Pierre Schaeffer et François Bayle, composition et analyse avec Betsy Jolas. Co-fondatrice, avec Wojciech Michniewski et Krzysztof Knittel du Groupe de Compositeurs KEW. Stages d’informatique musicale à Paris, à l’IRCAM et aux USA, Stanford, au CCRMA. Bourses du Gouvernement Français, de la Ville de Mannheim, de la Fondation Kosciuszko.Vit à Paris depuis 1981.
Catalogue de plus de cinquante oeuvres dont trois opéras, trois ballets, plusieurs oeuvres symphoniques, concertos, oeuvres de musique de chambre, musiques électroacoustiques et mixtes. Plusieurs prix de composition dont Prix Magistère à Bourges, Prix « Nouveau Talent Musique » de la SACD, Prix du Printemps de la SACEM, Mention Spéciale de l’Académie du Disque Lyrique. Nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres (France) elle a reçu la Croix de Chevalier de l’Ordre du Mérite (Pologne).

Elzbieta Sikora est directeur artistique du festival Musica Electronica Nova, Wroclaw, Pologne. www.musicaelectronicanova.pl
Son nouvel opéra « Madame Curie » produit par Opera Baltycka de Gdanska été  créé à Paris à l’Auditorium de l’UNESCO en novembre 2011. www.operabaltycka.pl
Éditeurs : PWM, Cracovie, Pologne, Stoklosa Editions, Varsovie, Pologne, Chant du Monde, Paris.

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