
Nouveau Teaser réalisé après notre résidence de création au Phénix de Valenciennes et juste avant de partir en résidence au grand R de la Roche sur Yon.
Pour avoir une idée, c’est ICI

33 rêves non valides
Musique, Direction Artistique : Gérard Hourbette
Scénographies d’images : Pierrick Sorin, Christian Châtel, Serge Meyer
Trois rêves. Trois hantises. Trois surgissements. Avec pour fil conducteur : la musique. Fasciné par l’univers de l’écrivain américain Philip K. Dick, un des auteurs de science-fiction les plus célèbres du XXe siècle, le compositeur Gérard Hourbette, avec son groupe Art Zoyd spécialisé dans la musique électronique, a demandé à trois plasticiens-vidéastes, Christian Châtel, Serge Meyer et Pierrick Sorin, d’imaginer trois propositions scénographiques radicalement différentes sur sa musique, à partir de réminiscences de l’œuvre du romancier. Pour mieux explorer l’étrangeté de nos propres mondes, K. Dick n’a cessé de plonger ses héros dans des univers de simulacres. Car rien ne prouve que la réalité telle que nous l’éprouvons ne soit pas une illusion. Derrière un tulle, en fond de scène, les musiciens deviennent d’étranges créatures, mi-réelles mi-fantastiques, œuvrant dans un laboratoire aux machines hallucinées. À la fois êtres de chair et êtres virtuels, on hésite sur la nature de leur présence. Comme s’ils se transformaient en images d’eux-mêmes, sous nos yeux incertains. Devant eux, suspendus dans les airs, trois dispositifs inédits font surgir des images, des visions, des rêves.

Une sorte de retour au plus simple – qui du simple n’a que l’apparence, bien sûr – à la base même du faire de la musique : juste pour parce que. Une façon peut-être de s’ébrouer, et de se placer dans l’essentiel : un regard, une écoute et partir dans des architectures sonores. Une complexité qui doit parler d’évidence.
Kasper T. Toeplitz

Imaginer trois propositions scénographiques radicalement différentes sur la musique de Gérard Hourbette, interprétée en direct par Art Zoyd, liées à lʼunivers désaxé et déroutant, de lʼécrivain américain Philip K. Dick (1928 – 1982) : telle est lʼambition du nouveau projet porté par Art Zoyd.
Le fantasme, la disparition, la distance au réel… ce que lʼon croit tangible… les choses ou les gens qui s’effacent… Autant de thèmes qui ont fait de Philip K. Dick lʼun des auteurs de science-fiction les plus célèbres de la seconde moitié du 20è siècle. Dans des nouvelles telles que Souvenir à vendre ou des romans comme Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (adapté au cinéma sous le titre Blade Runner), Le Maître du Haut Château, Le dieu venu du Centaure ou encore Ubik, Philip K. Dick ne cesse de plonger ses héros dans des mondes aux réalités volatiles, insaisissables et multiples, dans un univers de simulacres et dʼillusions. Rien ne prouve que la réalité telle que nous lʼéprouvons ne soit pas une illusion. Dans ces univers incertains, étranges et déphasés, il est difficile de démêler le vrai du faux, le rêve de la réalité.
Ces thèmes, ces paysages, hantent depuis ses débuts lʼoeuvre musicale de Gérard Hourbette. La référence plus ou moins avouée aux oeuvres de Dick tisse un fil rouge sous-jacent entre de nombreux projets : Simulacres (1976), Cryogenèse – Les portes du futur et Rêve artificiel dans Le mariage du Ciel et de lʼEnfer pour un ballet de Roland Petit (1984), Ubique (2000). Gérard Hourbette sʼempare à nouveau des thèmes de prédilection de Dick pour produire un spectacle immersif. Par ailleurs, depuis plusieurs années, la question de lʼimage est au coeur de ses spectacles, que ce soit dans la création de compositions pour des films ou dans la collaboration avec des vidéastes pour des créations originales.

Conte musical dessiné, à partir de 7 ans
« …« La Montagne noire.
À propos des terrils, Célia Houdart évoque des tumulus… Or les tumulus sont des monticules artificiels recouvrant une sépulture. Les terrils seraient donc comme des montagnes noires qui seraient, elles aussi, comme de mystérieux promontoires, rappelant la mémoire de quelque activité minière disparue ou ensevelie…
On cherchait une idée de spectacle à base d’images, invitant un public d’enfants à un conte moderne et usant des technologies, flirtant avec le fantasque et le fantastique, mêlant la présence de musiciens sur scène et des images, qui ne pouvaient être ni cinéma, ni vidéo abstraite, avec un texte dit par des comédiens pré-enregistrés, donc invisibles… »

A.lter S.essio est un groupe de recherche et de création dirigé par Fabrice Planquette. Il invite différentes personnes à partager un espace de création, tous domaines confondus…