
Danse Obscure
Je suis en deuxième année aux Beaux Arts de Valenciennes, j’effectue une recherche sur les modes de représentation d’une chorégraphie et la relation entre la danse et le temps. C’est pour cela que j’ai voulu intégrer cette session de formation en électroacoustique pour pouvoir développer un projet musical traitant de la chorégraphie. Dans le cadre de mes études je n’ai pu créer que des pièces « plastiques », mais grâce à Art Zoyd je peux maintenant intégrer la musique dans mon travail.
J’élabore actuellement une pièce musicale qui remet en question la perception de la danse par le son et la spatialisation.
Contrairement au processus habituel je n’imagine pas une chorégraphie à partir d’une musique, mais je construis celle-ci en fonction de son résultat sonore. Pour la représentation, j’inviterai donc le public à écouter ma chorégraphie.
Dans mon travail, je bénéficie également de l’aide et des conseils de Claire Payement, actuellement en résidence au Studio et également ancienne élève des sessions, qui effectue un travail sur le rapport au corps, sujet intimement lié à la danse.

Il paraît que c’est notre dernière année avant un « grand changement » nous disent les Mayas ! Alors autant en profiter !!
L’année a commencé avec la préparation de la présentation de la première étape de travail du spectacle Trois rêves non valides de Art Zoyd. Cette présentation s’est déroulée le 3 Février lors du « Cabaret des curiosités » organisé par Le Phénix, scène Nationale de Valenciennes.
Être présente lors des étapes de création fut une véritable opportunité pour moi. Ce sont des moments où les éléments (musique, scénographie, images) et la dramaturgie commencent à prendre place. Où l’idée se concrétise.
Je trouve que ce projet est un véritable défi car il associe des scénographes et vidéastes d’univers très différents, ce qui rend inéluctablement le projet très riche. Le point commun de ce projet est l’univers de Philip K. Dick ainsi que la musique de Gérard Hourbette, écrite pour ce projet. Chaque artiste s’est approprié l’univers de l’écrivain en proposant des dispositifs et images. Leurs propositions sont radicalement différentes et s’unissent au son de la musique de Gérard Hourbette. Musique que j’ai redécouverte lors de la présentation au théâtre Le Phénix. La musique et sa spatialisation embarquent le spectateur dans un univers étrange et familier, flottant, un univers d’illusions à l’image des romans de Philip K. Dick.

En résidence dans nos studios dès février 2012 : Née à Lwow en 1943. Études de composition à Varsovie, avec Tadeusz Baird et Zbigniew Rudzinski, et à Paris, musique électroacoustique avec Pierre Schaeffer et François Bayle, composition et analyse avec Betsy Jolas. Co-fondatrice, avec Wojciech Michniewski et Krzysztof Knittel du Groupe de Compositeurs KEW. Stages d’informatique musicale à Paris, à l’IRCAM et aux USA, Stanford, au CCRMA. Bourses du Gouvernement Français, de la Ville de Mannheim, de la Fondation Kosciuszko.Vit à Paris depuis 1981.
Catalogue de plus de cinquante oeuvres dont trois opéras, trois ballets, plusieurs oeuvres symphoniques, concertos, oeuvres de musique de chambre, musiques électroacoustiques et mixtes. Plusieurs prix de composition dont Prix Magistère à Bourges, Prix « Nouveau Talent Musique » de la SACD, Prix du Printemps de la SACEM, Mention Spéciale de l’Académie du Disque Lyrique. Nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres (France) elle a reçu la Croix de Chevalier de l’Ordre du Mérite (Pologne)…

Les trois rêves sont ceux de trois scénographes et manipulateurs dʼimages – Christian Châtel, Serge Meyer et Pierrick Sorin. Chacun choisit un extrait, une citation, de lʼoeuvre de lʼécrivain. Écrit, projeté ou prononcé, cet extrait est éclairé, dissimulé, amplifié ou détourné. Il est la trame sur laquelle chaque rêve se déploie. Chaque scénographe propose un dispositif scénique qui explore le surgissement du rêve, le surgissement de lʼimage. Pas dʼécran traditionnel, mais une exploration des modes de présence/absence de lʼimage, en utilisant des dispositifs de projection spécifiques (écrans recouverts de phosphore, 3D… ) qui ont un seul et unique objectif : entrer dans le rêve, se laisser submerger par les univers oniriques proposés. Lʼimage nʼest pas ici enfermée dans les contours dʼun écran. Ce faisant, lʼemplacement du musicien, son rôle, ses registres de présence sont également interrogés. Avec trois réponses différentes. Chaque scénographe compose ainsi sa scène (dʼune durée de 20 à 30 mn environ), sa propre structure, sur la musique de Gérard Hourbette.